La rumeur monte

La nuit approche. C’est l’heure où les habitués du Grand Café se retrouvent. Mais ce soir, il flotte dans l’air un petit quelque chose de différent. Le musicien du lieu arrive un peu plus tôt et se met à chanter : des senteurs de cuisine, le bord d’une piscine, un lit qui baldaquine, des seins qui dodelinent... Et ça s’emballe. A travers les chansons des liens se créent, des rencontres inattendues s’opèrent, des histoires se dévoilent, les émotions éclatent. Et la musique mène la danse. La trompette est latine, le sax jazz, l’accordéon java, la guitare flamenco, la basse funky, la batterie afro-cubaine, et ils s’aiment ! Ici, hors du temps et dans une douce folie, avec ces personnages qui pourraient s’être échappés d’une bande dessinée, tout devient possible. Ce soir, la rumeur monte...

Un spectacle...

La rumeur monte est un spectacle musical fait de chansons en français et de rythmes festifs et entraînants, parfois tendres ou graves. Sa subtile touche théâtrale lui donne une force, une atmosphère, une fragilité, une humanité... Au-delà des notes et des sons, on découvre une histoire. Ou plutôt des histoires. A mi-chemin entre le rêve et la réalité, entre la raison et la folie, entre le passé et le présent, les personnages de cet univers se dévoilent peu à peu, par un regard, un geste, un mot. Et ils se rencontrent à travers les chansons.

...rythmé par des chansons...

Les rythmiques sont latines, valsantes, tanguantes... Elles invitent à bouger, danser, ou à se balancer doucement. Les textes sont écrits par deux auteurs de talent : Pol de Groeve (Belgique) et Christophe Sigognault (France). Ces deux paroliers semblent détenir le secret du mot juste, de la métaphore parfaite, de l’angle original pour nous parler d’amour et d’espoir, d’hommes et de femmes... Le ton est drôle, grinçant, touchant, sincère. Il y a une très forte cohésion entre texte et musique même quand celle-ci s’amuse à nous surprendre (rythme endiablé sur texte mélancolique, par exemple).

...interprétées par un chanteur-guitariste...

La guitare en bandoulière, il est proche du public. Il interprète ses chansons de manière sobre et sincère. Et quand la rythmique s’accélère, il devient une vraie bête de scène.

...accompagné par cinq musiciens...

Un saxophoniste, un trompettiste, une accordéoniste, un bassiste, un batteur. Au fil du spectacle, les instruments se découvrent un à un, doucement. Quand ils se rejoignent, il est difficile de résister à leur appel. Il arrive qu’ils changent de propriétaire, que les chaises fassent office de percussions, que l’accordéon se joue à deux. L’engagement des musiciens sur scène va au-delà de la musique. Dans la peau de leur personnage, ils dansent, chantent et vivent chaque moment de manière intense.

...créé de manière collective, avec un metteur en scène et un directeur musical.

Composition et arrangements : Christophe Pochon
Textes : Pol de Groeve, Christophe Sigognault
Mise en scène : Clemens Luthard
Direction musicale : Claude Schneider
Décor et costumes : Anne Sager + Jérôme Genoud + Déclic
Son : Florian Pittet
Lumières : Mario Torchio
Photos : Martine Wolhauser